Un territoire modelé par le thé
Située au nord du Burundi, la province de Kayanza est l’un des hauts lieux du thé. Ses collines verdoyantes, couvertes de plantations qui s’étendent à perte de vue, offrent un spectacle unique aux voyageurs. Le thé n’est pas seulement une culture : il est une véritable identité régionale, un héritage transmis de génération en génération.
Pourtant, en parcourant ces paysages, il arrive que l’on remarque des parcelles où les théiers sont arrachés. Loin d’être un signe d’abandon, cette pratique fait partie de la vie agricole locale.
Pourquoi arrache-t-on les théiers ?
L’arrachage des théiers intrigue souvent les visiteurs. Deux principales raisons l’expliquent :
- Renouvellement naturel : après plusieurs décennies, les théiers vieillissent et donnent moins de feuilles. Les cultivateurs les arrachent pour replanter de jeunes plants, assurant ainsi la pérennité de la filière.
- Diversité agricole : certains paysans remplacent une partie de leurs théiers par des cultures vivrières comme le maïs ou les pommes de terre. Cela leur permet de répondre aux besoins alimentaires immédiats de leurs familles.
Une expérience pour le voyageur curieux
Pour les voyageurs, comprendre ce cycle donne un éclairage particulier sur la vie quotidienne des collines de Kayanza. Observer l’arrachage et la replantation des théiers, c’est découvrir les coulisses d’une filière qui nourrit des milliers de familles et qui contribue à l’économie nationale.
Ces moments offrent également l’occasion de rencontrer des cultivateurs, d’échanger avec eux et parfois même de participer à la cueillette lors des périodes de récolte. C’est une immersion authentique dans le rythme de la campagne burundaise.
Entre paysages et authenticité
Si l’arrachage des théiers modifie temporairement le paysage, il révèle aussi une autre beauté : celle de la terre en renouvellement, des champs vivriers qui cohabitent avec les théiers, et du savoir-faire paysan en constante adaptation.
Kayanza n’est donc pas seulement une destination pour admirer les collines verdoyantes : c’est aussi un lieu où l’on peut comprendre la résilience et l’ingéniosité des communautés locales.
Conclusion
Voyager à Kayanza, c’est découvrir bien plus que des plantations de thé. C’est comprendre le lien profond entre la population et sa terre, entre tradition et adaptation. L’arrachage des théiers, loin d’être un signe de perte, fait partie du cycle de vie agricole et ajoute une dimension culturelle à l’expérience du visiteur.
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The green of tea in incredible.